Installations

Entre deux eaux// Prieuré de Pont-Loup / 2022

Entre deux eaux
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RAPHAËL MAMAN & VIRGINIE PROKOPOWICZ,
accompagnés d’une création sonore de Jean-Yves Sellin


Au numéro 10 de la rue Sisley, s’entrecroisent deux temps : celui de la « balade » et celui de l’évènement. C’est dans cet ancien refuge monacal que s’unissent en un duo artistique surprenant Virginie Prokopowicz et Raphaël Maman qui, à l’occasion d’Entre deux eaux, nous livrent une version minimaliste onirique éloquente de ce à quoi pourrait bien ressembler une scène impressionniste transposée à notre époque. S’emparant de ses codes : fluidité atmosphérique ; miroitement aqueux ; vibration lumineuse, il nous font pénétrer dans cet « entremonde » que nous percevons dès notre arrivée, distinguant au lointain les bruits tantôt retentissants, tantôt étouffés, d’une nature qui se dérobe sous nos pas…
Sur un chemin de terre fraîchement creusé dans la masse gravillonnée épandue, nous progressons. Sinueux, il nous conduit aux abords des piliers médiévaux où trônent les câbles en acier sur lesquels Raphaël Maman a hissé ses voilages translucides aux motifs arborés – paradoxalement cimentés – de façon à laisser leur système de levage apparent. Composé de cordages passants par de simples poulies, ce dispositif inscrit ces créations dans le prolongement de Planter le décor, installation réalisée aux Beaux-Arts de Paris en 2019, dans le cadre du DNAP de l’artiste, par le biais de laquelle il questionne l’incidence des normes sur la réalité. En résonance avec l’univers du théâtre, art de l’illusion à la puissance cathartique, sa réflexion l’oriente, entre autres, vers l’ouvrage Pratique pour fabriquer scènes et machines de théâtre de Nicola Sabbattini, architecte et scénographe italien du XVIIe siècle. Guidé dans l’élaboration de son projet par cette lecture, il conçoit alors ses œuvres à la manière de décors amovibles autour desquels les spectateurs peuvent circuler sans restriction, voyant leur rôle se redéfinir en tant qu’acteurs complices du « metteur en scène ».

Partiellement figées, au bon vouloir du vent, ces « bâches » tirées, tendues en guise d’étendards, incarnent visuellement autant de paysages anthropisés que de plages de répit, synchrones à la composition sonore de Jean-Yves Sellin, constituée de « départs » et de périodes d’accalmie.
Découvert en aval d’un étrange amoncellement de pierres, nous retenons aussi le cours fictif d’une rivière sur rails, imaginé par Virginie Prokopowicz, dont les reflets argentés, amplifiés par la réverbération solaire, se répercutent sur la rétine. Etablie à partir d’une carte topographique, cette sculpture monumentale aux inclinaisons brutalistes calque son parallélisme sur celui du Loing, qui s’étire en contrebas de la berge où se situe Pont Loup. Allégorie de nos enfermements physiques / psychiques / idéologiques / politiques, elle se différencie du travail coutumier de la plasticienne par son double sens de lecture qui l’envisage, au choix, comme une énigme  matérielle à résoudre ou comme une dynamique d’espoir, rythmée par les remous de la vie.
Au sein de ce microcosme à l’esthétique urbaine pré-post apocalypse, se décline ainsi, du gris au blanc, l’Impressionnisme qui, dépourvu de toute son innocence bucolique, fait à présent se recouper désolation de la nature et fragilité de l’être, ce que restitue d’ailleurs la captation du fond d’ambiance qui associe au son de l’eau qui coule, fuse, puis dévale, celui des tintements du verre et de ses brisures, à l’instar d’un glas. A tout hasard, nous nous tournons une dernière fois vers la verrière et les vitraux romans, ne sachant pas si ces derniers résisteront encore longtemps aux prémices de cette nouvelle ère, dont nous sommes les premiers représentants.

Chloé Macary pour Le MUR espace de création

 

Rails en acier galvanisé

4 à 8 m x 32 m/2022 © Virginie Prokopowicz

Bâches, ciment, fer à béton, poulies, cordes pierres du prieuré © Raphaël Maman

Dimensions variables/ 2022

Exposition pensée par Virginie Prokopowicz dans le cadre de la programmation de l'été culturel, avec une production du Mur espace de création, et le soutien de la Drac idf, la Région idf, le Département de Seine et Marne, la ville de Moret Loing et Orvanne, la CC Moret Seine et Loing

Photos: Gabriel Omnès

Teaser                                                                                                 Démontage

Follow the line// Espace Vallès / 2019

Follow the line
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Follow the line et écrasement
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Follow the line

 

L’artiste Virginie Prokopowicz aime les matériaux bruts, une certaine simplicité et une évidente efficacité plastique. Invitée par l’Espace Vallès, elle propose une exposition qui réunit plusieurs pièces existantes et une œuvre In Situ qui investit les six mètres de hauteur du mur principal de l’espace. Plaqués sur ce mur, des rails en PVC noirs disposés à intervalles réguliers s’élèvent et se distordent en leur centre. Tirant parti de la configuration singulière du lieu et de sa mezzanine, cette installation s’offre au visiteur sous différents point de vue qui donnent parfois l’impression que ces rails noirs s’émancipent de la surface du mur pour devenir sculpture ou bien, au contraire, l’illusion que le mur tente de suivre leur mouvement et se boursouffle. Géométriques, minimales et ciselées au premier abord, les œuvres de Virginie Prokopowicz sont souvent réalisées à partir de matériaux issus du BTP (béton, Plexiglas, PVC) et se révèlent finalement assez brutes, laissant apparaître, lorsque l’on s’en approche, les traces de leur conception. Benjamin Bardinet.

Rails pvc, 6 x 7 m, installation in situ 2019 © Virginie Prokopowicz

Résister
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Résister!

 

Dressées comme des barricades ancestrales, ces cinq lances aux pointes de céramique sont aussi fragiles que le concept actuel de « démocratie».
C’est avec engagement et aplomb que Virginie Prokopowicz nous dévoile sa ligne de défense, porteuse toutefois d’espoir: pour elle, lutter s’exprime par l’action, à l’instar de nos ancêtres, unis, le fait de se mouvoir discréditant toute tentative moderne indirecte de déstabilisation gouvernementale ou religieuse. En un mot: Résistez ! .Chloé Macary


5 lances de Bois brûlé, céramique, financiers en céramique «liberté, égalité, fraternité» 2016 © Virginie Prokopowicz

Mémoires de guerre // Prieuré de Pont-loup /2018

Croix de guerre
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Croix de guerre
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Croix de guerre
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Croix de guerre

Pour cette installation in situ, Virginie Prokopowicz cristallise la mémoire collective en un champ de croix brulées qui rend autant hommage aux disparus de guerre (certains noms de morétains y étant accolés) qu’aux corps exhumés au sein du Prieuré lors de la crue de 1910. Sa disposition chaotique n’est pas sans nous rappeler la mise en terre précipitée des combattants sur le lieu même de leur mort: les tranchées. Il faut y voir un véritable hommage, l’expression d’une reconnaissance intemporelle éternelle du souvenir vivant et « éclairé». Chloé Macary

 

Bois brûlés, noms de soldats morétains morts pour la patrie, ampoules leds, 50 croix en bois, installation in situ 2018 © Virginie Prokopowicz

Ruines
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Ruines
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Ruines de guerre

 

S’imprégnant d’un panel d’images de ruines de guerre (Syrie notamment), l’artiste mêle ici aux formes aléatoires engendrées par la destruction, des lignes graphiques et pures - son sujet de prédilection - par l’usage de fers à béton. Morcellement de l’espace, morcellement de l’être, ces pans symbolisent aussi les lambeaux de vie auxquels se rattachent chaque jour des milliers d’innocents, ramassant ça et là, les débris de leurs souvenirs. Chloé Macary

Ruines © Virginie Prokopowicz Installation in situ

Fer à béton, concrete sur panneaux, plâtre, filasse, spots 2018

Volume-Espace-Trait // Prieuré de Pont-loup /2017

Le poids des choses
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Le poids des choses
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Le poids des choses

Devant les murs sud du transept, Virginie Prokopowicz dispose ses Cellules génétiques de plexiglass et de rubans dans un équilibre fragile, forçant l’idée du poids des choses.

 

Plexiglas, rubans, billes de chêne, installation in situ 2017 © Virginie Prokopowicz

In situ Prieuré de Pont-loup /2016

La légende de St Pierre aux liens
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La légende de St Pierre aux liens
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La légende de St Pierre aux liens
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La légende de Saint Pierre aux liens

 

Mémoire d’une fête dédiée à St Pierre, célébrée le 1er août au prieuré. Comme un corps allongé, signifié par des néons bleus disposés sur le sol, l’installation exprime les liens de Pierre réunifiés. Selon la légende Saint Pierre avait les clés du royaume des cieux, lui donnant le pouvoir de lier et de délier les choses sur terre comme au ciel. Saint Pierre s’étant fait crucifié la tête en bas, une croix suspendue à l’envers vient marquer l’entrée de l’abside nord.

 

Bois, acrylique, néons, dimensions variables, installation in situ 2016 © Virginie Prokopowicz

D'hier et d'aujourd'hui // Prieuré de Pont-loup /2013

Cellule - far away
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Digging
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Digging
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Cellule - far away

Bois, néons souples, acrylique

15 mètres, installation in situ  2013 © Virginie Prokopowicz

 

Digging

Béton cellulaire, dimensions variables, installation in situ 2013 © Virginie Prokopowicz

Cellules // Site Prugnat-CCMSL- Moret sur Loing /2010

Cellule 2
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Cellule - 2
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Cellule 2

Constituées de lignes enchevêtrées, brisées, les « cellules » de Virginie Prokopowicz évoluent sous la forme de différents médiums depuis 2010. Laine ; bois ; rubans et feutres sur plexiglas, ou placoplâtre, régissent leur capacité à incarner dans l’espace l'idée d’un état d'enfermement
physique, caractérisé par la dureté de leur esthétique minimale, mais également psychique, que traduisent les mouvements aériens de leur structure. En tension permanente, ces dessins et installations font migrer notre conception de la stabilité vers d’autres latitudes, sous un angle
insoupçonné, relevant de la détresse éprouvée lors de maladies chroniques et/ou auto-immunes...
Chloé Macary

Installation in situ en laine, 300 x 300 cm , 2010 © Virginie Prokopowicz