Mémoires de guerre

 

Vue d'exposition Mémoires de guerre
press to zoom
Croix de guerre
press to zoom
Tranchées 1
press to zoom
Mémoires de guerre- Lignes de défense
press to zoom
Tranchée 3
press to zoom
Tranchée 3
press to zoom
Tranchée 4
press to zoom
Mémoires de guerre
press to zoom
Croix de guerre
press to zoom
1/3

In situ 2018, Prieuré de Pont-loup

 

Mémoires de guerre

« Mon travail de fond s’articule autour de la mémoire. Mémoire des formes, des espaces, mémoire des corps  pris , enfermés, souffrants »

Virginie Prokopowicz résiste à l’oubli, Mémoires de Guerre rassemble des peintures en bêton, des sculptures ainsi que des installations. La guerre laisse des traces, l’artiste établit un dialogue entre des paysages – meurtris, abandonnés, abasourdis, résistants – et les hommes qui ne les habitent pas mais dont la présence résonne dans nos esprits. Sur des tonalités de gris - noir, Virginie Prokopowicz sculpte ses dessins avec du béton, matériau de constructions, constructions elles-mêmes menacées de destruction par la guerre.

Mémoires de guerre se déploie dans le Prieuré de Pont Loup, lieu où de nombreux moines « tombèrent » pendant la guerre de Cent ans.

« Comme si la nature servait à résister » La série Barrières de défense raconte cette résistance où l’homme trouve dans la nature ce qui lui servira de ligne de défense, des bois brûlés, des pierres … Les formes inédites que laissent les ruines sont au cœur de son travail, elle dit : « Les petits bouts qui restent, ces petits riens qui s’inscrivent dans notre mémoire »

Il reste quelque chose de l’homme dans ses paysages, un chemin, une barrière… Paysages où l’absence est présence, paysages régénératifs où la nature bousculée est prête à renaître. L’enfance de Virginie Prokopowicz est jalonnée d’histoire de guerre, ses grands-pères racontent leur enfermement dans les camps.

Andrée Grammatico

Croix de guerre

Croix de guerre

Pour cette installation in situ, Virginie Prokopowicz cristallise la mémoire collective en un champ de croix brulées qui rend autant hommage aux disparus de guerre (certains noms de morétains y étant accolés) qu’aux corps exhumés au sein du Prieuré lors de la crue de 1910. Sa disposition chaotique n’est pas sans nous rappeler la mise en terre précipitée des combattants sur le lieu même de leur mort: les tranchées. Il faut y voir un véritable hommage, l’expression d’une reconnaissance intemporelle éternelle du souvenir vivant et « éclairé».

Chloé Macary

 

Bois brûlés, noms de soldats morétains morts pour la patrie, ampoules leds, 50 croix en bois, installation in situ 2018 ©Virginie Prokopowicz

Ruines installation bas.jpg

Ruines de guerre

 

S’imprégnant d’un panel d’images de ruines de guerre (Syrie notamment), l’artiste mêle ici aux formes aléatoires engendrées par la destruction, des lignes graphiques et pures - son sujet de prédilection - par l’usage de fers à béton. Morcellement de l’espace, morcellement de l’être, ces pans symbolisent aussi les lambeaux de vie auxquels se rattachent chaque jour des milliers d’innocents, ramassant ça et là, les débris de leurs souvenirs.

Chloé Macary

Ruines © Virginie Prokopowicz Installation in situ

Fer à béton, concrete sur panneaux, plâtre, filasse, spots 2018